Cette baisse intervient à un moment où les conditions de refinancement sur les marchés des capitaux se sont assouplies. Selon la Banque nationale suisse, le rendement des obligations fédérales à dix ans s’élevait à 0,491 % le 23 octobre 2026, la BNS ayant maintenu son taux directeur à 0 % depuis le 20 juin 2025.
Pour les propriétaires et les acheteurs potentiels, c’est surtout l’écart par rapport aux taux de référence qui est pertinent. L’indice FuW-Hypo ne reflète pas des valeurs d’offre, mais des contrats hypothécaires effectivement conclus via la plateforme CredEx. Il indique ainsi plus rapidement les conditions auxquelles les banques concluent réellement des contrats, même si les fluctuations du marché peuvent se répercuter avec un léger décalage dans les contrats en raison des conditions réservables.
Le marché s’est stabilisé en octobre
Au cours de la troisième semaine d’octobre, les prêts hypothécaires à taux fixe sur dix ans s’élevaient en moyenne à 1,72 %. Par rapport à la semaine précédente, cela correspond à une baisse de 0,05 point de pourcentage. Les prêts hypothécaires à taux fixe sur cinq ans s’établissaient à 1,59 %, soit un niveau inchangé par rapport à la semaine précédente. Par rapport au pic annuel atteint début octobre, les taux à dix ans étaient donc à nouveau nettement plus bas.
Le marché des capitaux envoie un signal d’apaisement
Pour les prêts hypothécaires, il s’agit de bien plus qu’une simple correction technique. Les taux des swaps et les rendements obligataires sont des indicateurs clés pour le refinancement des banques. Lorsque ces courbes baissent, la pression sur les prix s’atténue pour les durées plus longues. Cela pourrait s’avérer important pour les contrats conclus au quatrième trimestre, après que la hausse observée depuis fin août eut de nouveau renchéri les décisions de financement de nombreux acheteurs.
Des contrats effectifs plutôt que des prix indicatifs
L’intérêt de cet indice réside dans sa base de données. Il publie les taux d’intérêt moyens issus de contrats réellement conclus, plutôt que les taux indicatifs annoncés par les prestataires, qui sont souvent supérieurs aux conditions finalement appliquées. Dans un contexte de volatilité des taux d’intérêt notamment, cela permet de voir plus clairement si les banques répercutent effectivement la hausse des coûts de refinancement sur leurs clients ou si la concurrence en amortit une partie.
