Zurich restreint les séjours de courte durée dans les zones résidentielles

La ville de Zurich pourra désormais imposer des restrictions plus strictes aux appartements d'affaires et aux locations professionnelles de courte durée dans les zones résidentielles. Suite à la décision du Tribunal fédéral, la révision du BZO adoptée en 2021 devrait entrer en vigueur à l’automne 2026. Un parc de plus de 5 300 appartements se retrouve ainsi soumis à des contraintes réglementaires.

juin 2026

À Zurich, une partie de l’offre de logements temporaires va être soumise à des restrictions réglementaires plus strictes. Le Tribunal fédéral ayant donné raison à la ville, la modification du règlement sur les constructions et le zonage, bloquée depuis 2021, devrait entrer en vigueur à l’automne 2026. Pour les propriétaires, exploitants et promoteurs d’appartements d’affaires situés dans des zones résidentielles, cela change considérablement la donne.

Le cœur de la décision ne porte pas sur des plateformes individuelles, mais sur la question de l’utilisation dans les zones résidentielles. Zurich souhaite empêcher que des logements relevant de la part résidentielle obligatoire soient définitivement soustraits au marché locatif classique et exploités systématiquement comme des unités louées à court terme. Cela concerne aussi bien les modèles Airbnb professionnels que les appartements d’affaires gérés à des fins commerciales.

Davantage d’obligations d’autorisation
En vertu de cette réglementation, le type d’utilisation résidentielle devra être indiqué lors des demandes de permis de construire. De plus, un simple changement d’affectation sera également soumis à autorisation, même si aucune modification structurelle n’est apportée au bâtiment. Concrètement, cela signifie que toute personne souhaitant convertir des logements situés dans des zones résidentielles en un modèle de location temporaire doit s’attendre à des exigences plus strictes et à un contrôle accru. Parallèlement, la ville dispose d’un outil plus efficace pour lutter contre les changements d’affectation non autorisés.

La taille du segment concerné est particulièrement significative. Selon les données disponibles, Zurich comptait environ 5 320 appartements à la fin du mois de septembre 2025. Ceux-ci représentent 2,2 % du parc immobilier total et se concentrent principalement dans des zones proches du centre-ville. C’est précisément là où le marché locatif est particulièrement tendu que la concurrence d’usage entre l’habitation permanente et les modèles commerciaux temporaires devient visible.

Réorientation plutôt que développement
La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure les offres existantes dans les zones à part de logement seront effectivement réorientées vers l’habitation à long terme. Sur le plan politique, cependant, la direction à suivre est claire. Le conseil municipal soutient déjà l’objectif d’une limitation supplémentaire des locations de courte durée et travaille à une contre-proposition à une initiative visant à limiter les locations de courte durée à 90 jours par an au maximum. Cette proposition doit être soumise au conseil communal au plus tard le 4 janvier 2027.

Pour le marché immobilier, il s’agit de bien plus qu’une simple modification de détail dans le droit de l’urbanisme. Dans les zones résidentielles, l’hébergement de courte durée, flexible et à fort rendement, perd de sa sécurité en matière d’urbanisme. À Zurich, ceux qui détiennent des biens immobiliers, envisagent des acquisitions ou évaluent des changements d’affectation devront désormais distinguer plus précisément entre le logement classique, le logement avec services et l’utilisation commerciale à court terme.

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