L’accession à la propriété séduit même en dehors des grands centres

Le prix de l'immobilier résidentiel en Suisse a de nouveau augmenté au troisième trimestre 2026. L'indice des prix de l'immobilier résidentiel, établi par l'Office fédéral de la statistique, a progressé de 1,7 %, les maisons individuelles et les petites agglomérations ayant enregistré une hausse particulièrement marquée. La pression reste donc forte sur les acheteurs, les projets immobiliers et les financements.
3 minutes de lecture
Partager cet article

L’accession à la propriété séduit même en dehors des grands centres

L’indice suisse des prix de l’immobilier résidentiel a atteint 129,8 points au troisième trimestre 2026. Par rapport au même trimestre de l’année précédente, cela correspond à une hausse de 4,4 %. La hausse des prix s’est ainsi encore consolidée par rapport à un niveau déjà élevé et touche désormais l’ensemble du marché, et pas seulement les grands centres urbains.

Les maisons individuelles ont connu une hausse particulièrement forte, de 2,1 % en trois mois. Pour les appartements en copropriété, la hausse trimestrielle s’est élevée à 1,3 %. Le déplacement géographique est particulièrement frappant. Dans les communes urbaines des petites agglomérations ainsi qu’en dehors des agglomérations, les prix ont augmenté de 3,4 %, tandis que dans les communes intermédiaires, la hausse n’a été que de 0,6 %.

Une offre limitée stimule le marché
L’indice de l’Office fédéral de la statistique mesure chaque trimestre les prix de transaction des maisons individuelles et des appartements en copropriété sur la base d’environ 7 000 achats immobiliers dans toutes les régions de Suisse. Les nouveaux chiffres indiquent que la pénurie d’offre continue de soutenir le marché immobilier, même si l’accès à la propriété reste difficile pour de nombreux ménages en raison des prix élevés, des exigences en matière de fonds propres et des obstacles liés à la capacité financière.

Les petits centres gagnent en importance
Pour les promoteurs et les vendeurs, l’accent se déplace donc davantage vers des emplacements bien desservis en dehors des grands centres économiques. Là où les terrains à bâtir, l’offre immobilière et le pouvoir d’achat sont en adéquation, les chances de vente augmentent. Dans le même temps, les erreurs d’estimation coûtent plus cher, car les prix d’entrée élevés et les coûts de financement restreignent le groupe cible.

Les taux d’intérêt n’ont jusqu’à présent guère freiné la hausse
La Banque nationale suisse maintient son taux directeur à 0,00 % depuis le 20 juin 2025. Parallèlement, les rendements des obligations fédérales suisses à dix ans s’élevaient à 0,526 % le 26 octobre 2026. Cela explique en partie pourquoi les coûts de financement à long terme ne se sont pas complètement détendus ces derniers temps et pourquoi la pression sur les prix persiste néanmoins sur le marché immobilier.

Pour le secteur, cela renforce la nécessité d’agir. La mise en œuvre de nouveaux projets de construction de logements et l’accélération des procédures restent essentielles si l’on veut que l’offre suive le rythme de la demande. Tant que cette expansion ne se concrétisera pas, l’accès à la propriété en Suisse devrait continuer à se raréfier et à devenir plus coûteux.