Les platanes rafraîchissent les villes même en cas de chaleur extrême

Même à plus de 39 degrés, les platanes évaporent de l'eau et refroidissent leur environnement. C'est ce que révèle une étude de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne. L'effet de refroidissement des arbres persiste donc au-delà d'une température de 30 à 35 degrés.

Lancy GE/Birmensdorf ZH , avril 2026

Même par une chaleur extrême de plus de 39 degrés, les platanes évaporent de l’eau et refroidissent leur environnement. C’est ce qu’a révélé une étude de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage(WSL), basé à Birmensdorf, et de l’École polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL). Selon un communiqué, l’étude a été menée au printemps et à l’été 2023 à Lancy, dans le canton de Genève. Celui-ci a connu deux vagues de chaleur atteignant près de 40 degrés durant la période de mesure.

Les chercheurs ont mesuré le flux de sève sur huit troncs de platanes. Celui-ci permet de tirer des conclusions sur la quantité d’eau évaporée et donc sur la capacité de refroidissement des arbres. Le flux d’eau a augmenté malgré la chaleur croissante et l’air sec. Les chercheurs supposent que des réserves d’eau profondes dans le sol ont permis l’augmentation du flux d’eau.

L’étude réfute l’hypothèse selon laquelle les arbres ferment les pores de leurs feuilles à partir d’une température de 30 à 35 degrés afin d’éviter la perte d’eau, ce qui signifie que l’effet de refroidissement est perdu. Les modèles utilisés jusqu’à présent pour déterminer la répartition future de la chaleur dans les villes seraient donc inexacts, peut-on lire dans le communiqué.

La persistance de l’effet de refroidissement des platanes est une bonne nouvelle pour le climat urbain. « Les jours où la température dépasse 30 degrés Celsius sont de plus en plus fréquents », explique le Dr Christoph Bachofen, responsable de l’étude.

« De toute évidence, nous n’avons pas encore complètement compris comment les arbres réagissent aux conditions extrêmes », poursuit Bachofen. Les chercheurs souhaitent à l’avenir mesurer le comportement de transpiration d’autres arbres urbains en cas de chaleur extrême. Ils espèrent ainsi découvrir quelles espèces d’arbres gèrent la chaleur et remplissent au mieux leur fonction de refroidissement dans les villes.

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