La Suisse orientale met en place une administration commune dédiée à l’IA

Sept cantons de l'ORK, Zurich et le Liechtenstein souhaitent développer, acquérir et normaliser conjointement l'IA dans l'administration. En matière de demandes de permis de construire, de gestion foncière et d'autres procédures, la pression s'intensifie donc pour rendre les processus numériques compatibles d'un canton à l'autre.

juin 2026

Les autorités de Suisse orientale ne souhaitent plus tester l’intelligence artificielle à l’échelle cantonale, mais la développer conjointement. Sept cantons de la Conférence des gouvernements de Suisse orientale, ainsi que Zurich et le Liechtenstein, ont signé un accord à cet effet. Cette initiative revêt une importance particulière pour le secteur de l’immobilier et de la construction, car de nombreuses procédures dépendent des interactions entre les communes, les cantons, les services spécialisés et les demandeurs.

D’après les informations disponibles, cette coopération devrait permettre la mise en place de projets communs en matière d’IA, des achats groupés et l’adoption de normes communes. L’objectif est de rendre les processus administratifs et les prestations des autorités plus efficaces et moins sujets aux erreurs. Pour les urbanistes, les propriétaires et les promoteurs, il ne s’agit pas d’un sujet numérique abstrait. Lorsque les demandes de permis de construire, les procédures d’examen, la saisie des données ou les renseignements sont harmonisés numériquement, la charge de travail liée aux processus récurrents diminue au-delà des frontières cantonales.

Du projet pilote à la structure
Cet accord fait suite à une analyse préalable sur l’utilisation de l’IA dans l’administration publique. Élaborée depuis le printemps 2025 dans plusieurs cantons de Suisse orientale ainsi qu’au Liechtenstein, cette analyse a mis en évidence un vaste potentiel d’applications concrètes. Le nouvel accord fait ainsi passer le sujet de la phase d’étude à celle de la mise en œuvre organisationnelle.

Cette étape est particulièrement pertinente pour les procédures liées à l’immobilier. Dans la pratique, les processus divergents, les exigences hétérogènes en matière de données et les systèmes techniques cloisonnés constituent aujourd’hui souvent des freins. Si les administrations concernées développent ensemble des normes, cela pourra porter ses fruits à moyen terme pour les dossiers, les examens préliminaires, les prises de position ou la préparation des documents. La question de savoir quelles applications seront déployées en premier reste encore en suspens. Mais l’orientation est claire : moins de solutions isolées, plus d’infrastructures communes.

Zurich en fournit un exemple concret:
. Zurich démontre déjà à quelle vitesse les avantages peuvent se concrétiser grâce à des applications d’IA liées aux permis de construire. L’utilisation de ces outils y est testée de manière à améliorer les demandes et à rendre les processus plus efficaces, sans pour autant transférer la responsabilité décisionnelle des autorités. C’est un signal important pour la coopération en Suisse orientale. Dès que des outils et des règles applicables dans la pratique pourront être transposés, la coopération intercantonale gagnera en substance.

Pour le secteur immobilier, la valeur de cet accord réside donc moins dans la technologie elle-même que dans son impact administratif. Lorsque les normes, les marchés publics et le savoir-faire sont organisés conjointement, les chances d’obtenir des procédures plus rapides, plus cohérentes et mieux adaptables augmentent. Les premières applications concrètes permettront de déterminer si cela se traduira effectivement par une simplification des démarches en matière de construction, de planification et de gestion.

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