Mobilité dans la vallée de la Limmat à l’horizon 2050
Comment la mobilité va-t-elle évoluer dans la vallée de la Limmat d'ici 2050 ? Quelles en seront les implications pour le développement urbain et l'offre de transport ? Et quels facteurs influenceront à l'avenir les habitudes de mobilité de la population ?
Processus conjoint avec les communes et les régions
Vingt ans se sont écoulés depuis le dernier plan global des transports de la vallée de la Limmat en 2005, et l’espace de vie et l’espace économique de la vallée de la Limmat ont considérablement évolué depuis lors. Les cantons de Zurich et d’Argovie élaborent actuellement, en collaboration avec les communes et les associations régionales d’aménagement du territoire ZPL, Baden Regio et MRK, un concept global de transport régional pour la vallée de la Limmat.
La vallée de la Limmat s’agrandit, les transports et la mobilité évoluent
La vallée de la Limmat a connu une forte croissance au cours des 20 dernières années. C’est à Schlieren, Dietikon et Spreitenbach que cette croissance a été la plus marquée. À l’avenir également, on s’attend à une croissance supérieure à la moyenne de la population, mais aussi du nombre de salariés, dans ces trois communes. Cela accroît la pression sur les zones urbanisées et les voies de circulation. Afin de répondre à la demande croissante, plusieurs projets ont été réalisés ces dernières années, notamment le tramway de la vallée de la Limmat, divers travaux d’aménagement routier et l’extension du contournement nord de l’A1. Néanmoins, les embouteillages et le trafic de contournement pèsent sur le réseau local et réduisent l’attractivité des transports publics, ainsi que de la circulation à vélo et à pied. La part du transport individuel motorisé reste élevée, tandis que les transports publics gagnent en importance, notamment grâce au tramway de la vallée de la Limmat. Si des tendances telles que le télétravail et les achats en ligne freinent la croissance du trafic individuel, la prévisibilité des temps de trajet et l’espace disponible limité restent néanmoins des défis majeurs. Le transport commercial est à la fois à l’origine des trajets de livraison et des déplacements professionnels, et il est lui-même affecté par les embouteillages et le manque d’aires de manœuvre, qui entraînent des retards. Afin de mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les opérateurs de transport, les entreprises et le secteur de la production, et de combler les lacunes en matière de données, des webinaires et une enquête ont été organisés en mars 2026 en collaboration avec la société Limmatstadt AG.
L’objectif est une mobilité tournée vers l’avenir dans la vallée de la Limmat
Le rGVK vise à encourager, en milieu urbain, le transfert du trafic privé quotidien et de loisirs du trafic individuel motorisé (TIM) vers les transports en commun (TC), ainsi que vers la marche et le vélo. Une forte proportion de personnes se déplaçant en transports en commun, à pied ou à vélo permet de désengorger à la fois le réseau routier et les espaces de stationnement et de dépôt dans l’espace public. Cela permet d’utiliser plus efficacement les infrastructures et les offres de transport existantes, de sorte que les temps de trajet sur la route, tant pour les bus que pour le trafic commercial, deviennent plus fiables et plus faciles à planifier.
Les communes élaborent des pistes d’action en collaboration avec le canton
Sur la base des objectifs définis, l’élaboration de mesures commence désormais et se poursuivra jusqu’à l’été 2026. Celles-ci doivent prendre en compte tous les modes de transport, du trafic individuel motorisé aux transports publics et au trafic commercial, en passant par la circulation piétonne et cycliste. À cette fin, d’autres ateliers avec les communes sont notamment prévus. Les conclusions tirées des webinaires avec les représentants du monde économique ainsi que de l’enquête seront également prises en compte dans les prochaines étapes.
Perspectives
À partir du printemps 2027, le rGVK Limmattal servira de cadre d’orientation pour le développement des transports au cours des 15 à 25 prochaines années. Les mesures concrètes seront ensuite approfondies au niveau des cantons, des régions et des communes, puis mises en œuvre progressivement.
Texte : Nora Fritschi • Photo : immoMedia GmbH