Le marché immobilier genevois atteint de nouveaux records de prix

Le marché immobilier du canton de Genève reste caractérisé par des prix élevés et un volume de transactions important. Au troisième trimestre 2026, des biens immobiliers d'une valeur totale de près de deux milliards de francs ont été vendus. Alors que le nombre de ventes a reculé, les prix médians des appartements en copropriété et des maisons individuelles ont atteint de nouveaux records.
3 minutes de lecture
Partager cet article

Le marché immobilier genevois atteint de nouveaux records de prix

Photo de Xavier von Erlach sur Unsplash

Selon les chiffres provisoires de l’Office de la statistique de Genève (OCSTAT), le volume des transactions a atteint 1,978 milliard de francs entre juillet et septembre 2026. Au cours du même trimestre de l’année précédente, il s’élevait à 1,788 milliard de francs.

Cette hausse n’est pas due à une augmentation du nombre de ventes. Elle s’explique plutôt par le fait que les biens immobiliers négociés avaient, en moyenne, une valeur plus élevée. Cette tendance a été particulièrement marquée pour les grands immeubles d’habitation et de bureaux. Leur volume de transactions est passé de 505 à 877 millions de francs, alors que le nombre de ventes est resté inchangé.

Sur le marché de l’accession à la propriété également, la tendance à la hausse des prix s’est poursuivie. Le prix médian d’un appartement en copropriété, hors nouvelles constructions, a atteint 1,483 million de francs. Pour les maisons individuelles, ce chiffre s’élevait à 2,395 millions de francs. Ces deux valeurs marquent de nouveaux records.

Ces chiffres illustrent la position particulière de Genève sur le marché. Une offre de surface limitée se conjugue à une économie à vocation internationale et à une forte demande de biens immobiliers bien situés.

Pour les investisseurs institutionnels et les sociétés immobilières, ce sont surtout les transactions de gros volume qui revêtent une importance particulière. Malgré des valorisations élevées, le marché genevois reste attractif pour les placements de capitaux. Toutefois, à mesure que les prix d’achat augmentent, les exigences en matière de rendement, de financement et d’évolution de la valeur à long terme s’accroissent également.

Pour les promoteurs immobiliers, la situation reste difficile. Les terrains à bâtir sont rares, le cadre réglementaire est complexe et les projets de construction économiquement viables nécessitent une planification minutieuse.

Au vu de l’évolution observée jusqu’à présent, l’Office des statistiques prévoit pour l’ensemble de l’année 2026 un volume de transactions supérieur à celui des trois années précédentes. Les chiffres actuels sont toutefois provisoires et peuvent encore être ajustés à la suite de déclarations a posteriori.

Genève montre ainsi que des valeurs immobilières élevées et un nombre réduit de transactions peuvent coexister. Il devient donc de plus en plus crucial pour les investisseurs d’évaluer non seulement l’évolution des prix, mais aussi la qualité et la rentabilité de chaque bien immobilier.