Le chantier veut aussi de la flexibilité

Le travail à temps partiel ne suffit pas à résoudre le problème. Lors de l'événement « Wir bauen auf dich ! » qui s'est tenu le 26 mars 2026 au CAMPUS SURSEE, il est apparu clairement que le secteur de la construction et des infrastructures est à l'aube d'un changement de culture. Pour rester compétitif dans la course aux talents, il faut considérer la conciliation entre vie professionnelle et vie privée comme une mission stratégique de direction, et non comme une simple prestation sociale accessoire.

Image : CAMPUS SURSEE, Bildergalerie «Wir bauen auf dich!» 2026

avril 2026

Adrian Dinkelmann, directeur d’Infra Suisse, a mis les choses au point. La conciliation ne réussit pas par des mesures isolées, mais par un ancrage fondamental dans la culture d’entreprise. Deux projets soutenus par la Confédération montrent des champs d’action concrets. Le cadre doit être conçu de manière à ce que les différentes réalités de vie des collaborateurs y trouvent leur place.

Tout le monde ne veut pas la même chose
Jan Malmström, CEO du groupe JMS, a posé la question dans son entreprise. Le résultat est surprenant. Le souhait de travailler à temps partiel est très marqué au bureau, nettement moins sur les chantiers. Mais là aussi, il existe un besoin évident de plus de flexibilité au quotidien. Les modèles standard ne sont pas suffisants. Si l’on traite tous les collaborateurs de la même manière, on passe à côté de l’essentiel.

Co-CEO comme test de réalité
Sandra Werneyer et Lea Ott montrent ce qu’il est possible de faire chez werneyer ott architektur gmbh, à savoir une direction partagée dans un modèle de co-CEO. Cela fonctionne avec des exigences élevées en matière d’organisation et de communication. Leur présentation a clairement montré que les nouvelles formes de travail ne vont pas de soi. Elles exigent de la clarté sur les responsabilités qui peuvent vraiment être partagées.

Les stéréotypes freinent le secteur
Dörte Resch, professeur de psychologie appliquée à la FHNW, a clairement expliqué que les campagnes d’images ne changent rien à elles seules. Les stéréotypes qui ne correspondent plus à la réalité des métiers du bâtiment doivent être abordés activement. Il faut un marketing professionnel authentique qui mette en évidence les aspects attrayants du secteur pour tous. Caroline Farberger, entrepreneuse suédoise, a complété avec une perspective personnelle. L’inclusion commence par la remise en question des modèles de pensée existants.

La culture l’emporte sur le concept
Le podium a clairement montré ce qui fait la différence. Olivier Imboden, CEO Ulrich Imboden AG, la décrit ainsi. Lorsque les collaborateurs adhèrent aux valeurs d’une entreprise, cela se répercute directement sur son attractivité en tant qu’employeur. Sven Stingelin de Frutiger AG a complété la perspective du chantier en évoquant les conditions cadres qui sont différentes de celles du bureau. Thomas Weber de Walo Bertschinger a souligné que les déroulements de projets marquent considérablement la marge de manœuvre. Cornel Müller, fondateur de Work-ID AG, a montré comment un marketing professionnel ciblé permet d’atteindre de nouveaux groupes cibles, notamment grâce à une orientation professionnelle précoce.

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