80 centimètres ralentissent un projet de 63 millions de dollars
Près de 60% des citoyens de l'école ont voté en septembre 2025 en faveur de la construction du nouveau centre scolaire des Mélèzes à Arbon. Aujourd'hui, un seul opposant menace de torpiller le calendrier. L'étage en attique est trop haut de 80 centimètres. Cette querelle de centimètres pourrait coûter des millions.
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La commune de l’école secondaire d’Arbon a demandé une autorisation exceptionnelle pour le centre scolaire prévu au Mélèze. Concrètement, il s’agit de l’étage en attique, avec 4 mètres au lieu des 3,2 mètres fixés par le règlement de construction. Avec 15,5 mètres, la hauteur totale maximale autorisée de 16 mètres n’est malgré tout pas atteinte. Un cas limite technique, pas un problème de principe.
Un homme, une opposition
L’architecte Gustav Maurer a fait opposition à la demande de dérogation. Il qualifie le projet issu d’un concours de « mauvaise planification avérée » et le considère comme irresponsable au vu de la situation économique mondiale. Maurer affirme que le volume de construction demandé pourrait être réalisé pour 43 millions de francs. C’est environ 20 millions de moins que le crédit de 62,9 millions de francs approuvé par le peuple.
Le calendrier vacille
L’autorité de l’école secondaire voulait déposer la demande de permis de construire en novembre. En raison de l’opposition et de l’insécurité juridique qui en découle, ce délai est en train de vaciller. Si la procédure est retardée, les coûts consécutifs risquent de se chiffrer en millions, en raison de la hausse des prix de la construction, de la prolongation des travaux de planification et du report de l’autorisation de construire.
Paroles claires du président de l’école
Le président de l’école secondaire Robert Schwarzer a des mots clairs. Selon lui, Maurer s’oppose depuis des années à presque tout ce qui doit être construit à Arbon. Le droit d’opposition est un droit fondamental incontesté, mais ce qui est pratiqué ici est « l’expression de la chicane et de l’arbitraire ». Les éventuels coûts consécutifs, qui se chiffrent en millions, semblent indifférents à l’opposant.
Soutien de la population
Le projet a une légitimité démocratique. Près de 60% des votants se sont prononcés en septembre 2025 en faveur du crédit de 62,9 millions. Le premier coup de pioche était prévu pour septembre 2026, l’emménagement pour l’année scolaire 2028/29. C’est maintenant devant le service juridique que se décide si ce calendrier tient la route. Pas dans les urnes.