Un projet permet de redécouvrir les obstacles quotidiens en ville

Le projet « Achtung Barriere ! » (Attention, barrière !) teste la manière dont les personnes handicapées vivent la ville et les obstacles qui compliquent leur quotidien. Il utilise pour cela des applications de réalité mixte. Le projet est mené par la Haute école de Lucerne, Correctiv.Schweiz et zentralplus.ch. Les résultats devraient à l'avenir être pris en compte dans l'urbanisme.

Luzern, janvier 2026

La Haute école de Lucerne, le collectif de recherche Correctiv.Schweiz – la branche suisse de l’organisation de recherche à but non lucratif allemande Correctiv – et le magazine en ligne de Suisse centrale zentralplus.ch ont testé les obstacles quotidiens rencontrés par les personnes handicapées dans la vie urbaine.Selon un communiqué de presse, le projet « Achtung Barriere ! » (Attention, barrières !) vise à faire découvrir à d’autres personnes la vie quotidienne en ville des personnes atteintes de neurodivergence et à montrer comment elles perçoivent leur environnement.

Dans un premier temps, une visite virtuelle de la ville a été développée. L’application numérique permet de comprendre « à quel point il est difficile pour une personne malvoyante de traverser une rue et combien cela peut être stressant ». Dans un deuxième temps, des expériences immersives de réalité mixte (RM) sont utilisées, qui permettent de « s’immerger dans la scène » à l’aide de lunettes RM spéciales et d’écouteurs, comme l’explique Tobias Matter, chercheur en design spécialisé dans la réalité augmentée et mixte. Cela permet par exemple de ressentir la surstimulation multisensorielle provoquée par « le bruit, le mouvement et la situation chaotique d’un chantier » sur une personne autiste.

Les habitants de Lucerne apportent également leur contribution au projet de recherche financé par la Fondation Gebert Rüf. Sur la plateforme de recherche CrowdNewsroom.org, qui appartient à Correctiv, le public peut signaler les obstacles rencontrés.

Selon Pascal Ruedin, responsable de projets au service des travaux publics, « presque à chaque coin de rue, différentes perspectives, attentes et expériences se rencontrent ». En tant qu’interlocutrice du projet, la ville poursuit l’objectif de « mettre en commun » les différentes perceptions. Les résultats doivent fournir aux décideurs politiques une base leur permettant de « mieux comprendre les impacts spatiaux » lors de futures décisions d’urbanisme.

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