Un nouveau béton réduit les émissions de CO2 dans la construction

Le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) et Omya poursuivent ensemble le développement de leur béton contenant jusqu'à 70% de clinker en moins. Il sera testé dans la nouvelle unité NEST Beyond.Zero. Omya apporte son expertise en tant que spécialiste des minéraux industriels.

Dübendorf ZH/Oftringen AG, septembre 2025

Omya est le nouveau partenaire du NEST, le bâtiment modulaire de recherche et d’innovation de l’Empa et de l’Eawag à Dübendorf. Dans l’unité Beyond.Zero qui y est installée depuis début 2024, ils veulent tester un béton à teneur réduite en ciment qu’ils ont développé dans le cadre d’un projet de recherche commun, selon un communiqué de l’Empa.

Omya avait apporté son expertise en tant que spécialiste mondial des matériaux industriels. « Le fait que nous puissions maintenant développer ensemble des matériaux de construction durables et les tester directement au NEST dans des conditions réelles accélère le transfert des innovations vers une construction respectueuse du climat », a déclaré Tanja Zimmermann, directrice de l’Empa, citée dans le communiqué.

Ce matériau de construction innovant remplace jusqu’à 70% de sa teneur en clinker par des minéraux naturels. Comme l’explique l’Empa, cela réduit considérablement son empreinte carbone. « Pour qu’un nouveau type de béton soit largement accepté, il faut qu’il soit testé dans la pratique », explique Mateusz Wyrzyklowski, chercheur à l’Empa au sein du département Béton et asphalte de l’Empa. « En l’utilisant dans l’unité NEST Beyond.Zero, nous pouvons valider notre béton à teneur réduite en ciment de manière complète : de la mise en œuvre à la durabilité »

L’objectif est d’obtenir un matériau de construction « qui ne répond pas seulement aux exigences écologiques, mais qui est également convaincant en termes d’ouvrabilité, de propriétés mécaniques, de résistance volumétrique et de durabilité », précise l’Empa. L’unité Beyond.Zero va au-delà de l’objectif zéro net dans la construction. Elle poursuit la vision selon laquelle les bâtiments pourront à l’avenir servir de puits de carbone – c’est-à-dire qu’ils présenteront en fin de compte un bilan CO2 négatif. Jusqu’à présent, le secteur de la construction en Suisse est responsable d’environ 28% des émissions de CO2.

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