Les titres immobiliers du secteur de la santé ne lâchent pratiquement plus leurs actions

À peine la moitié de l'option de surallocation a été exercée après l'introduction en bourse de ce spécialiste de l'immobilier de santé. Cela porte certes le flottant à 28,8 % et le volume de placement à 238,3 millions de francs, mais la position dominante des actionnaires de référence reste pratiquement inchangée.

août 2026

204 000 actions existantes issues du portefeuille de MPT ont été acquises au prix d’offre de 54 francs. L’exercice partiel de l’option de surallocation correspond à environ 48 % du volume total du « greenshoe » et porte la part des titres librement négociables à environ 28,8 %.

Le volume total du placement dans le cadre de l’introduction en bourse s’élève ainsi à un peu plus de 4,41 millions d’actions, pour une valeur de 238,3 millions de francs. Lors de l’introduction en bourse du 9 juillet 2026, 3 703 703 actions nouvelles et 505 500 actions existantes avaient déjà été placées. L’option de surallocation aurait permis de placer jusqu’à 420 920 actions supplémentaires.

Le contrôle reste fortement concentré
Pour le marché des capitaux, une chose est donc particulièrement claire. La jeune société cotée gagne un peu plus de liquidité sur le marché, mais reste fermement entre les mains de ses principaux actionnaires. Après l’exercice partiel de l’option, MPT conserve 48,5 % des actions, tandis qu’Aevis Victoria en détient 22,6 %.

Les documents relatifs à l’introduction en bourse avaient déjà montré à quel point la marge pour un flottant plus large était étroite. Sur la base de l’offre de base, le flottant s’élevait initialement à 27,5 %. Même en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation, il n’aurait atteint qu’environ 30,3 %.

Plus de marché des capitaux, mais pas de changement de pouvoir
L’introduction en bourse a rapporté à la société environ 200 millions de francs bruts provenant de nouvelles actions. Selon le prospectus d’émission, ces fonds doivent principalement être affectés au pipeline de cessions-bail, à des projets de développement et au remboursement des prêts d’actionnaires d’un montant d’environ 55,2 millions de francs. Cela ne change toutefois pas grand-chose à la structure de l’actionnariat, car les titres supplémentaires placés proviennent du portefeuille de l’actionnaire principal.

À cela s’ajoute la période de lock-up de 180 jours à compter du premier jour de cotation. Celle-ci court jusqu’au 5 janvier 2027 et s’applique à la société ainsi qu’aux deux principaux actionnaires. Pour le marché, cela signifie, dans un premier temps, un risque limité de voir d’autres participations importantes être rapidement cédées. Depuis son introduction en bourse, le cours a évolué dans une fourchette comprise entre 52,00 et 54,49 francs.

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