Genève lance un programme de rénovation des bâtiments publics
Genève prévoit de moderniser son parc immobilier public au cours des 13 prochaines années, pour un montant de 1,25 milliard de francs. Environ 300 projets prioritaires viseront principalement les bâtiments les plus énergivores, afin de réduire la consommation d'énergie, les émissions et de moderniser les installations techniques obsolètes.
Le canton a présenté le programme le 30 juin 2026 et a confié sa mise en œuvre à une nouvelle direction chargée du programme de transition écologique. Cette unité a été créée en janvier 2026 au sein du service cantonal des bâtiments et est chargée de piloter les quelque 300 projets prioritaires sur une période de 13 ans.
L’accent est mis sur les biens immobiliers de l’État les plus gourmands en énergie. Selon le canton, ceux-ci représentent près de 90 % de la consommation d’énergie du parc concerné. Les fonds sont donc consacrés non seulement à des projets ponctuels de remplacement d’équipements techniques, mais aussi à l’enveloppe des bâtiments, à des optimisations énergétiques ainsi qu’à des rénovations complètes, tant intérieures qu’extérieures, pour certains biens.
Les écoles sont au premier plan
Le secteur de l’éducation est particulièrement concerné. Environ la moitié des bâtiments sélectionnés sont des écoles et d’autres établissements d’enseignement. Cela revêt une importance particulière pour le secteur de l’immobilier et de la construction, car cela crée un marché de la rénovation prévisible à long terme et présentant une grande complexité technique, allant des installations techniques des bâtiments à la rénovation par étapes sans interruption de l’activité.
Le canton estime son parc immobilier à plus de 700 bâtiments, représentant environ 2 millions de mètres carrés de surface. Selon sa page d’organisation, le Service cantonal des bâtiments gère même près de 2 000 bâtiments et 2,2 millions de mètres carrés, car ce chiffre inclut également les biens immobiliers loués et les terrains faisant partie du portefeuille global. Pour le programme présenté aujourd’hui, c’est toutefois la sélection plus restreinte des bâtiments publics prioritaires qui est prise en compte.
Les premières interventions sont déjà en cours
Plusieurs mesures ont déjà été mises en œuvre ou lancées, notamment dans la vieille ville, à HEPIA Lullier, à La Praille et à l’université des Bastions. On cite notamment la rénovation des installations de chauffage et l’installation de modules photovoltaïques supplémentaires. Parallèlement, Genève souligne la pression réglementaire exercée par les seuils énergétiques, tels que l’indice de consommation thermique, qui peut amener certains bâtiments supplémentaires à être intégrés au programme.
Avec une enveloppe moyenne d’environ 80 millions de francs par an, le canton met en place l’un des plus importants programmes publics de rénovation du parc immobilier suisse. La prochaine étape décisive consistera à déterminer à quelle vitesse la planification, les appels d’offres et l’exécution des travaux pourront réellement s’accélérer pour les bâtiments prioritaires.