La recherche développe une alternative au ciment respectueuse du climat

Holcim participe, aux côtés d'universités et d'instituts de recherche européens, au développement de bétons sans ciment. L'objectif du projet européen C-SINK est de réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone lors de la production de matériaux de construction.

Zug, mars 2026

La production de ciment, liant utilisé dans le béton, représente 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Sous la direction de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) en Allemagne, des chercheurs de différentes universités et instituts européens travaillent au développement d’alternatives au ciment. Selon un communiqué, le producteur de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, participe à ces travaux de recherche dans le cadre du projet européen C-SINK.

Les recherches se concentrent sur les silicates contenant du magnésium, qui réagissent avec le CO₂ pour former du carbonate de magnésium dans un processus de minéralisation ciblé et accéléré. Cet additif pourrait remplacer le clinker de ciment Portland et devenir le nouveau liant pour le béton. Actuellement, le matériau est testé dans les laboratoires du KIT avec la participation de toutes les parties prenantes. Ce projet repose sur une étroite collaboration entre la simulation, la recherche expérimentale et des essais à grande échelle proches de la réalité réalisés à l’institut d’essai des matériaux de Karlsruhe. « Grâce à des simulations et à l’apprentissage automatique, nous pouvons prédire quelles formulations de béton fonctionnent », explique Frank Dehn, directeur de l’Institut pour la construction massive et la technologie des matériaux ainsi que de l’Institut d’essai et de recherche des matériaux de Karlsruhe au KIT, dans le communiqué. « Nous utilisons ensuite des expériences ciblées pour vérifier ces prévisions. Nous voulons ainsi élaborer des valeurs caractéristiques fiables qui montrent que le béton avec le nouveau liant est respectueux du climat et répond aux exigences en matière de capacité de charge, de durabilité et de sécurité. »

Le projet est financé par le Conseil européen de l’innovation (EIC) dans le cadre du programme Pathfinder « Towards cement and concrete as a carbon sink » (Vers le ciment et le béton comme puits de carbone). Outre le KIT et le coordinateur PAEBBL AB (Suède), participent également à ce projet l’université technique de Delft (Pays-Bas), l’université catholique de Louvain (Belgique), l’Agencia Estatal Consejo Superior de Investigaciones Científicas et PREFABRICADOS TECNYCONTA S.L. (toutes deux espagnoles), ainsi que Holcim Technology en tant que soutien. Le projet est financé à hauteur de 4 millions d’euros sur une période de quatre ans.

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