La décision du gouvernement du 15 octobre 2026 met en vigueur un projet communal visant à aligner Flims sur les dispositions de la loi révisée sur l’aménagement du territoire. Le point central est la réduction de la superficie des zones résidentielles, mixtes et du centre d’environ 154 245 mètres carrés. À cela s’ajoutent des densités minimales plus élevées, une augmentation modérée de la masse d’affectation et des prescriptions pour les plans d’aménagement ultérieurs.
Le développement vers l’intérieur devient obligatoire
Avec cette révision partielle, Flims réagit à la première étape de la loi révisée sur l’aménagement du territoire, qui vise à limiter les zones à bâtir surdimensionnées et à orienter le développement urbain vers l’intérieur. Cela se concrétise pour les propriétaires situés dans les zones à bâtir existantes. La commune instaure une obligation de construire assortie de délais compris entre cinq et huit ans, renforçant ainsi la pression pour que les terrains classés en zone à bâtir soient effectivement utilisés.
Ce que Flims ne fait pas est également remarquable. Selon le communiqué du gouvernement, la commune renonce dans une large mesure à prendre des mesures supplémentaires de mobilisation des terrains à bâtir pour les jardins et les espaces extérieurs existants. Au lieu d’une intervention à grande échelle, la révision mise ainsi sur une combinaison de déclassement, de densification et d’activation temporaire des réserves existantes.
Stratégie et bases numériques adaptées
Le plan d’aménagement local a par ailleurs été adapté au développement territorial visé par la « Stratégie territoriale pour l’avenir de Flims ». Cette stratégie sert depuis plusieurs années déjà de base à la commune pour la révision de son plan d’aménagement conformément à la LAT. De plus, le projet a été harmonisé avec les dernières bases de la mensuration officielle et les exigences de la numérisation.
Pour le secteur de l’immobilier et du développement, le cas de Flims représente bien plus qu’une simple étape d’aménagement local. Il montre que les communes touristiques des Grisons doivent non seulement réexaminer formellement leurs zones à bâtir, mais aussi réduire de manière visible leurs réserves et attribuer les terrains à bâtir dans des délais clairement définis. Quiconque mène des projets immobiliers à Flims se voit ainsi soumis à des contraintes d’urbanisme plus strictes et, dans le même temps, à une pression accrue en faveur du développement interne des zones constructibles existantes.
