Débat sur la sécurité d’approvisionnement et la dépendance au nucléaire

La centrale nucléaire de Gösgen devrait rester à l'arrêt jusqu'à fin février 2026. La modernisation en cours du système pour l'approvisionnement en eau nécessite des mesures et des preuves supplémentaires. Les actionnaires Alpiq, Axpo, la ville de Zurich, CKW et ewb perdent 500 millions de francs.

Däniken SO, août 2025

La centrale nucléaire de Gösgen(KKG) modernise son système d’eau d’alimentation. Elle est donc déconnectée du réseau depuis fin juin. La reprise de la production d’électricité est désormais retardée de six mois supplémentaires, peut-on lire dans un communiqué.

La KKG impute cette situation aux exigences croissantes en matière de sécurité. Des renforcements ponctuels du système sont nécessaires. Il faut également plus de temps pour fournir des preuves aux autorités. La CNM ne pourra redémarrer que lorsque l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire(IFSN) aura donné son feu vert. La KKG pourra donc probablement être reconnectée au réseau fin février 2026, précise le communiqué.

Les exploitants s’attendent à une perte de production de près de 6 térawattheures pendant ces huit mois et à un manque à gagner de 500 millions de francs, écrit Alpiq dans un communiqué.

Alpiq est le principal actionnaire individuel avec 40% et s’attend à un manque à gagner de 200 millions de francs. Axpo est le deuxième plus grand actionnaire avec 25 pour cent, suivi de la ville de Zurich avec 15 pour cent, de CKW, filiale d’Axpo, avec 12,5 pour cent et d’Energie Wasser Bern(ewb) avec 7,5 pour cent. De plus, les actionnaires doivent désormais se procurer l’électricité manquante sur le marché libre afin de remplir leurs obligations de livraison.

La CNG couvre un bon dixième de la consommation d’électricité en Suisse. Les détracteurs du nucléaire, comme la Fondation suisse de l’énergie (SES ), soulignent les risques liés à la centralisation de la production d’électricité. « La dépendance à l’égard de centrales nucléaires individuelles représente un risque de concentration pour la sécurité de l’approvisionnement en électricité », déclare Nils Epprecht, directeur général, cité dans un communiqué de la SES. « Nous ferions bien de déplacer notre production d’électricité vers de nombreuses installations décentralisées et renouvelables dès que possible »

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