Coire se bat pour obtenir les moyens de proposer des logements abordables

Le 29 novembre 2026, Coire se prononcera sur deux modèles visant à accroître l'offre de logements abordables. L'initiative vise à ce qu'un tiers de toutes les nouvelles surfaces habitables construites soient proposées à un loyer indexé sur les coûts, tandis que la contre-proposition mise sur les terrains municipaux et des procédures accélérées, avec un taux de logements vacants de seulement 0,4 %.
3 minutes de lecture
Partager cet article

Coire se bat pour obtenir les moyens de proposer des logements abordables

Le conflit porte sur la question de savoir dans quelle mesure la ville doit intervenir sur le marché du logement. L’initiative populaire exige que, dans les deux ans suivant son adoption, les bases juridiques soient adaptées de manière à ce qu’au moins un tiers de la surface habitable nouvellement construite chaque année sur le territoire communal soit loué de manière permanente selon le principe du loyer basé sur les coûts. Le conseil municipal estime que ce modèle est trop ambitieux et invoque les marges de manœuvre juridiques restreintes concernant les parcelles privées.

La situation est tendue. Pour Coire, l’Office fédéral de la statistique prévoit un taux de logements vacants de 0,4 % en 2026. Dans son message, le conseil municipal reconnaît expressément la nécessité d’agir, mais ne souhaite pas freiner l’activité de construction en imposant des contraintes supplémentaires aux investisseurs privés.

Deux voies, un seul objectif
L’initiative populaire inscrit dans la Constitution municipale la protection, le maintien et l’augmentation de la part de logements abordables. En outre, le nombre de logements loués de manière permanente à un loyer indexé sur les coûts doit augmenter régulièrement. La contre-proposition suit le même principe, mais concentre ses efforts sur les surfaces et les instruments que la ville peut contrôler directement. Selon le message, l’octroi de droits de construction sur des parcelles municipales, associé au portefeuille immobilier de la ville, constitue le levier central.

Le Conseil municipal recommande de rejeter l’initiative et lui oppose une contre-proposition. Celle-ci prévoit, selon le message, un quota inférieur à celui de l’initiative et renonce expressément à toute restriction à l’égard des investisseurs privés. Le vote deviendra ainsi, pour les promoteurs immobiliers, les coopératives et les propriétaires, un choix d’orientation entre une intervention réglementaire plus large et une solution davantage axée sur la politique foncière.

Ce qui sera déterminant pour les projets
Dans la pratique immobilière, c’est surtout la mise en œuvre qui importe. Si Coire s’appuie davantage sur ses propres terrains et droits de construction, les partenariats avec des promoteurs d’utilité publique passeront au premier plan. Selon ses propres informations, la ville a déjà cédé, dans le cadre d’un droit de superficie, des terrains à 25 promoteurs immobiliers d’utilité publique, sur lesquels 428 logements ont été construits. Cela montre que le parc foncier communal de Coire joue un rôle important non seulement en matière de politique du logement, mais aussi en tant qu’instrument de développement.

Le calendrier confère une dimension supplémentaire à ce projet. Le vote est prévu le 29 novembre 2026. Si la décision est favorable à l’initiative, la ville devra procéder aux adaptations légales dans un délai de deux ans. Si elle est favorable à la contre-proposition, la mise en œuvre concrète de la logique de promotion sur le foncier municipal constituera le prochain test pour la politique de logement de Coire.