Zurich met fin à Airbnb dans le secteur du logement

Zurich intensifie la lutte contre la pénurie de logements et exclut les locations de courte durée du parc immobilier résidentiel. Airbnb estime que cette mesure sera sans effet. La ville mise néanmoins sur des contrôles, la création de postes supplémentaires et une ligne directrice claire en matière de droit de l'urbanisme à compter du 1er septembre 2026.
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Zurich met fin à Airbnb dans le secteur du logement

Cette mesure fait suite à un régime confirmé par le Tribunal fédéral, qui s’applique depuis le 1er septembre 2026. À Zurich, les appartements loués pour de courtes durées sont considérés, au regard du droit de l’urbanisme, comme une utilisation à des fins commerciales et ne peuvent donc plus être pris en compte dans les surfaces réservées à l’habitation. Quiconque souhaite transformer un appartement en « business apartment » doit désormais déposer une demande de permis de construire, même en l’absence de travaux de transformation.

Cette réglementation concerne donc non seulement les locations de vacances classiques, mais surtout les offres professionnelles de location de courte durée dans les zones résidentielles. Fin 2025, la ville comptait environ 5 300 Airbnb et appartements d’affaires. On ignore encore combien d’entre eux seront concrètement concernés par ce nouveau régime. Il est toutefois clair que Zurich entend compliquer considérablement la reconversion d’appartements en hébergements commerciaux de courte durée.

Airbnb remet en cause l’utilité decette mesure
Airbnb s’est désormais exprimé publiquement pour la première fois au sujet de la réglementation zurichoise et conteste qu’elle ait une influence significative sur la disponibilité et l’accessibilité financière du logement. La plateforme souligne que la grande majorité des hôtes à Zurich ne loue son propre logement qu’occasionnellement. Ces offres de partage de logement sont d’ailleurs exclues de la réglementation zurichoise, dès lors qu’il s’agit de son propre logement loué pendant ses absences.

La ville mise sur l’applicationde la réglementation
Pour les propriétaires, les exploitants et les gestionnaires, c’est l’applicationde la réglementation qui constitue le véritable tournant. La ville de Zurich met en place, pour assurer l’application de la réglementation à partir de début 2027, une équipe composée de cinq postes à temps plein, pour une durée limitée à trois ans. Un budget annuel de 650 000 francs est prévu à cet effet. Dès septembre 2026, 338 signalements concernant d’éventuelles infractions avaient déjà été reçus. Cela montre à quel point cette question s’inscrit désormais dans la gestion opérationnelle et dans les procédures relevant du droit de la construction.

Davantage de procédures pour les logements existants
Pour le marché immobilier, l’impact est concret. Les logements qui étaient jusqu’à présent utilisés de manière flexible comme « business apartments » font l’objet d’exigences d’autorisation supplémentaires dans les zones résidentielles. Les copropriétés doivent déclarer clairement les utilisations, déposer des demandes de permis de construire et, en cas d’infraction, s’attendre à une remise rapide en conformité. Reste à voir si cela se traduira effectivement par une augmentation sensible du parc de logements. Pour l’instant, la seule certitude est que Zurich a considérablement relevé le seuil applicable à la location commerciale de courte durée.