La première grue à tour autoproductrice en service à Baden

L'hôpital cantonal de Baden utilise en première mondiale la grue Greenpower pour les travaux de rénovation de son ancien bâtiment désaffecté. Selon le fabricant rollende Werkstatt Kran AG, il s'agit de la première grue à tour capable de produire de l'électricité par récupération d'énergie. Cela permet de réduire les besoins en énergie jusqu'à 50 pour cent.

Baden AG/Sachseln OW , août 2025

L’hôpital cantonal de Baden(KSB) travaille avec la grue Greenpower de l’entreprise obwaldienne rollende Werkstatt Kran AG dans le cadre de l’assainissement pour la déconstruction prochaine de son bâtiment de lits désaffecté. Selon le communiqué de presse, il s’agit de la première grue à tour au monde capable de produire sa propre électricité.

Selon la situation d’utilisation, la grue permet de réduire la consommation d’électricité jusqu’à 50 pour cent. De plus, elle peut fonctionner avec un raccordement au réseau plus petit, ce qui entraîne moins de frais d’installation et permet d’utiliser la grue dans des endroits où la capacité électrique est limitée.

Cela est possible grâce à la conception avec système de récupération d’énergie et stockage sur batterie intégrés. « Lors de l’abaissement des charges ou du freinage des fonctions de la grue, de l’énergie électrique est produite, stockée et réutilisée pour des opérations ultérieures », explique-t-on.

Avec Greenpower, le fabricant mise sur un développement durable de l’utilisation des grues. « Ce système est une réponse aux exigences croissantes en matière d’efficacité énergétique et de disponibilité du réseau sur les chantiers », explique Hansheini Dillier, directeur de rollende Werkstatt Kran AG.

Selon le communiqué, l’appareil est utilisé pour l’enlèvement de matériaux de construction. Ils contiennent de l’amiante, des PCB, des HAP et des métaux lourds et datent de l’époque de la construction, dans les années 1970. A l’époque, les travaux sur les carrelages et les revêtements de sol ont été réalisés avec des matériaux considérés aujourd’hui comme nocifs pour la santé et l’environnement, selon le KSB. C’est pourquoi des mesures de précaution strictes s’appliquent aux chantiers sur l’ancien bâtiment, conformément à la Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents et à l’Office fédéral de la santé publique.

La déconstruction du bâtiment ne pourra commencer qu’une fois les polluants et les sites contaminés éliminés dans les règles de l’art. Selon Pascal Cotrotzo, CEO de KSB, la demande de déconstruction n’a pas encore force de loi. Les travaux de dépollution se poursuivent indépendamment et devraient être terminés au printemps 2026. D’ici là, on espère obtenir le « feu vert » des autorités compétentes.

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